Bienvenue sous l’arbre aux histoires.
Ce n’est pas une simple bibliothèque. C’est un cercle de récits — murmurés avec soin, enveloppés de métaphores, et confiés au vent comme des graines prêtes à germer.
Ici, je vous partage de courtes histoires qui font sourire, qui invitent à réfléchir, et qui, parfois, déplacent le regard sans bruit. Elles se lisent en quelques minutes… mais certaines restent. Comme des battements de tam-tam ou des silences pleins de sens.
Parcourez les récits ci-dessous. Certains réchaufferont votre cœur. D’autres vous inviteront à la contemplation. Tous sont offerts avec l’espoir d’ajouter un peu plus de lumière à votre journée.
Prenez votre temps. Laissez résonner. Et si une histoire vous touche… partagez-la. Les histoires vivent tant qu’on les transmet.
Déléguer sous pression
Enfant, j'allais avec mes amis ramasser du bois mort en brousse. On ne posait jamais un fagot à même la tête. Il fallait d'abord le tissu, une étoffe roulée en couronne posée sur le crâne, pour que le cou puisse porter le poids. À mesure que les budgets d'aide se réduisent, une part croissante de la charge se déplace vers les partenaires locaux. Le tissu ne suit pas toujours : l'argent, l'autorité, la protection. À partir de données récentes du secteur et d'une enquête conduite depuis le Sud auprès de 342 organisations partenaires, ce texte propose un test en quatre questions à celles et ceux qui dirigent ou siègent dans le secteur.
Le bol qui m'a permis de rester assis à mon pupitre
Je suis né dans le sud du Mali pendant la sécheresse qui a frappé le Sahel entre 1968 et 1974. Ce qui m’a permis de rester assis à mon pupitre, la plupart du temps, c’était un bol de lait en poudre et de poisson séché, acheminés depuis ailleurs, selon la décision de quelqu’un d’autre. Cinquante ans plus tard, je continue de évoquer ce bol dans chaque discussion sur la manière dont l’aide devrait fonctionner et sur qui a le droit d’en décider.
Prendre plus, rendre moins
Le discours dominant sur le financement du développement est souvent présenté comme une histoire de générosité : l'aide afflue, les donateurs donnent et les pays bénéficiaires reçoivent. Mais cela masque un déséquilibre plus profond. Une part bien plus importante de la richesse quitte les pays du Sud par le biais de flux financiers illicites, de règles fiscales inéquitables, du service de la dette, des contrats d'exploitation, du rapatriement des bénéfices et d'échanges commerciaux inégaux.
Cet article propose une vision alternative. Il soutient que l'aide reste importante, mais qu'on ne peut en avoir une vision honnête sans examiner ce qui continue d'en sortir. Le problème ne réside pas seulement dans la taille du « pot d'aide ». C'est le système qui ne cesse de le vider.

